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Diagnostic énergétique E

Le diagnostic énergétique E signifie que le logement perd une grande partie de son énergie créée et qu’il émet potentiellement beaucoup de CO2. Il n’est donc pas très écologique. Par conséquent, le gouvernement a prévu d’interdire la location de ces biens à partir de 2034. Il est toujours possible d’améliorer le diagnostic de son logement en réalisant des travaux d’isolation ou de chauffage.

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🕵️‍♂️ Qu’est-ce qu’un diagnostic énergétique E ?

dpe classe e2

Le DPE ou Diagnostic de performance énergétique détermine le niveau de performance énergétique d’un logement. Selon les observations et les analyses d’un professionnel, le logement est donc classé dans l’une des 7 classes suivantes : A, B, C, D, E, F et G.

Une estimation de la consommation annuelle et des émissions de CO2 est réalisée et le professionnel va recommander un certain nombre de travaux afin d’améliorer les deux points cités. Le document ainsi émis est remis au propriétaire et celui-ci doit le renseigner à tous les potentiels futurs acheteurs ou locataires.

La plupart des logements E ont été construits avant 1988 (dont 28% avant 1948). Pour le moment, la classe E n’est pas considérée comme une passoire énergétique, qui désigne les logements trop énergivores de classes F et G. Néanmoins, cela évolue et elle le sera sans doute bientôt.

Comparaison des performances entre la classe A et E

ClasseAE
ConsommationInférieure à 70kWh/m²/anEntre 250 et 330kWh/m²/an
Émission CO2Inférieure à 6kgCO2/m²/anEntre 50 et 70kgCO2/m²/an

Comme l’indique ce tableau, il n’est pas difficile de comprendre pourquoi il est préférable de posséder un logement au DPE A. Les performances de ce dernier sont considérablement plus intéressantes qu’un logement au DPE E, et cela se ressent également sur les factures énergétiques.

1. DPE E : troisième classe majoritaire en France derrière la D et la C

En France, les résidences principales sont réparties dans les classes énergétiques comme suit :

  • 2% dans la classe A
  • 3% dans la classe B
  • 24% dans la classe C
  • 32% dans la classe D
  • 22% dans la classe E
  • 10% dans la classe F
  • 7% dans la classe G

La classe E est donc la troisième classe majoritaire en France avec 22%, la D étant la plus fréquente puisqu’elle constitue 32% des résidences principales.

Les classes F et G constituent 17% du parc de résidences principales, soit 5,2 millions de logements sur 30 millions. Ce sont elles qui doivent être rénovées en priorité.

2. Est-il possible de mettre son bien classé E en location ?

calendrier (3)

Interdit en 2034

Pour le moment, les propriétaires d’un logement classe E n’ont pas de soucis à se faire pour mettre leur bien en location. Néanmoins, il vaut mieux envisager d’effectuer des travaux dès maintenant, car cette opération sera interdite dès le 1er janvier 2034.

Pour les habitants d’outre-mer (Saint-Martin, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Saint-Barthélemy, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, etc.), il n’en sera pas de même et les classes E pourront être louées jusqu’à nouvelle indication.

Quid des autres classes ?

  • Classe F interdite à la location dès le 1er janvier 2028 (2031 pour l’outre-mer)
  • Classe G interdite à la location dès le 1er janvier 2025 (2028 pour l’outre-mer)

3. Est-il possible de vendre son bien en classe E ?

calendrier (2)

Vente possible

La vente d’un bien classé E est possible. Néanmoins, par rapport à un logement similaire mais avec des performances énergétiques plus positives, il perd environ 7% sur son prix de vente. Autant dire que le manque à gagner est considérable.

Le vendeur devra donc consentir à cette baisse ou entreprendre des travaux de rénovation énergétique à sa charge. Cet investissement est néanmoins compensé par les aides financières mises en place par l’État comme la Prime énergie ou MaPrimeRénov’, qui sont cumulables.

Augmentation de loyer d’un logement classé E

Seuls les logements classés F et G sont touchés par l’interdiction d’augmentation des loyers. Le locataire d’un classé E peut donc faire l’objet d’une hausse de mensualités.

📈 Comment améliorer son bilan énergétique E ?

mur (1)

Isolation

chauffage

Chauffage

climatiseur (1)

Circulation de l’air

Pour améliorer son bilan, il faut effectuer des travaux de rénovation énergétique. Les premiers à envisager sont liés à l’isolation du logement.

Sans une bonne isolation, il n’est pas souhaitable d’effectuer un changement de chauffage puisqu’une grande partie de sa production d’énergie sera perdue à travers les murs mal isolés et les différents ponts thermiques.

Le résident du logement aura alors tendance, pour ressentir les effets du chauffage, à augmenter le thermostat ou la production de chaleur en hiver, alourdissant encore davantage les pertes énergétiques et le montant de la facture énergétique, quand bien même le système de chauffe serait neuf et performant.

Il faut donc travailler sur l’isolation, puis envisager un changement de chauffage pour améliorer son efficacité et émettre moins de CO2. D’autres actions comme l’installation d’un système de régulation de l’air de type VMC peuvent être envisagées.

1. Travaux d’isolation

La mauvaise isolation est responsable d’une grande perte énergétique :

  • Jusqu’à 30% des pertes sont dues à une mauvaise isolation des combles
  • Jusqu’à 15% sont dues à une mauvaise isolation des fenêtres
  • Jusqu’à 20% sont dues à une mauvaise isolation des murs
  • Jusqu’à 10% sont dues à une mauvaise isolation des sols

Tous ces problèmes combinés, comme cela peut être le cas dans un logement DPE E, peut donc faire monter les pertes à 60%.

Il existe deux techniques d’isolation globale pour un logement : l’isolation par l’intérieur (ITI) et l’isolation par l’extérieur (ITE). La première est moins coûteuse (entre 18 et 122€/m²), plus facile à mettre en place, mais fait perdre de l’espace habitable. La seconde est plus chère (entre 43 et 142€/m²), moins facile à mettre en place puisque nécessitant une autorisation de la mairie, mais ne fait pas perdre d’espace.

2. Travaux de chauffage

Le système de chauffage est généralement daté et en mauvais état. L’exemple le plus frappant est le nombre de maisons encore chauffé au fioul sur des appareils polluants et vieillots : 3,5 millions de logements (90% de maison individuelle).

La chaudière fonctionnant 100% au fioul, au même titre que la chaudière au charbon, ne peut plus être installée en France en raison de son trop grand rejet de CO2. Mais ce phénomène de pollution et de manque d’efficacité se retrouve aussi chez les anciennes chaudières à gaz.

Ainsi, il est nécessaire de les changer pour un système plus performant et plus écologique. Parmi ceux-là, le gouvernement plébiscite particulièrement :

  • La pompe à chaleur : récupère les calories présentes dans l’air, l’eau ou la terre (énergie renouvelable), SCOP (rendement) moyen de 4, elle peut donc restituer 4 fois plus d’énergie que ce dont elle a besoin pour fonctionner
  • La chaudière biomasse, à granulés ou au bois : utilise des matières organiques végétales (énergie renouvelable) à la place du fioul ou du gaz, taux d’émission de CO2 bien plus faible que des chaudières classiques
  • Le panneau solaire thermique : utilise les rayons du soleil pour créer de l’électricité ou de la chaleur
  • La chaudière gaz à très haute performance : même si le gaz est une énergie à éviter puisqu’énergie fossile non renouvelable et hautement polluante, cette chaudière est performante et permet de chauffer un logement efficacement

3. Autres améliorations possibles

Le facteur le plus sous-estimé dans la perte énergétique d’un logement mais aussi et surtout pour le confort de vie est la régulation et la ventilation à l’intérieur du logement. Tout d’abord, de grandes pertes sont observées à force d’aérer et d’ouvrir les fenêtres de manière répétée.

Ensuite, il ne faut pas non plus que l’air stagne à l’intérieur du logement puisqu’il est souvent plus pollué que l’air extérieur. Lorsqu’il ne circule plus, cela risque donc de favoriser les maladies respiratoires, les allergies et les maladies sur le long terme, notamment au niveau cardio-vasculaire.

Pour répondre à cette problématique, la VMC ou ventilation mécanique contrôlée est la meilleure option, en simple flux ou en double flux. Elle limite les pertes d’énergie tout en évitant la stagnation. Elle est éligible aux aides au même titre que l’isolation et le chauffage (aide VMC).

🤔 Comment connaître le diagnostic énergétique de son logement ?

Tout d’abord, il faut chercher un diagnostiqueur certifié. Pour cela, il est conseillé de se rendre sur le site internet du gouvernement “diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr” afin de trouver, en fonction de critères précis (commune, code postal, département ou région), des professionnels certifiés proches de son logement.

Ensuite, rendez-vous est pris afin de convenir d’un prix (entre 100€ et 250€) pour l’opération ainsi que pour se mettre d’accord sur le déroulé des opérations. Une fois l’accord trouvé, le diagnostiqueur se rend au domicile du demandeur et effectue le diagnostic énergétique.

Le professionnel édite ensuite le document faisant figure de DPE. Il doit en donner une copie au propriétaire ou locataire du logement et en envoyer une autre à l’ADEME (Agence de la transition écologique). Cette dernière délivre par la suite un numéro d’identification au professionnel qui doit lui le transmettre à son client (ce numéro doit se retrouver sur le DPE).

1. À quoi ressemble le DPE ?

exemple de dpe

2. Combien de temps est-il valide ?

Un diagnostic énergétique, qu’il soit de classe E ou autres, est valide 10 ans sauf exception :

  • Pour ceux réalisés entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2017 : valides jusqu’au 31 décembre 2022
  • Pour ceux réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 : valides jusqu’au 31 décembre 2024

3. Est-il possible de réfuter son diagnostic ?

Si le demandeur estime que le diagnostic effectué par un professionnel n’est pas valide ou qu’il contient des erreurs, il lui est possible de le contester en effectuant un contre diagnostique auprès d’un second professionnel.

Si les nouvelles mesures sont différentes, il faut les envoyer au vendeur ou au bailleur du logement pour les lui indiquer et pour trouver une solution à l’amiable. Si aucun accord n’est trouvé, il est possible d’avoir recours à la justice en saisissant le tribunal.

💰 Quelles sont les aides pour financer ces travaux ?

maprimerenov picto

MaPrimeRénov’
Jusqu’à 90% des frais

maprimerenov serenite

MaPrimeRénov’ Sérénité
Jusqu’à 15.000€

logo cee picto

Prime énergie
Jusqu’à 5.000€

eco ptz picto

L’éco-PTZ
Jusqu’à 50.000€

tva reduite picto

Réduction taux de TVA
De 20% à 5.5%

1. Prime CEE

Logo Certificat d'économie d'énergie - Prime énergie
Prime énergie
  • Jusqu’à20 €/m2
  • Jusqu’à5 000 €
  • Isolation
  • Chauffage
  • Rénovation globale
  • Délais d’obtentionEntre 8 jours et 3 mois après validation du dossier
  • Format de la primeVirement bancaire, Chèques cadeaux, Chèque
  • MontantJusqu’à 90% des travaux
  • Public éligiblePropriétaires et locataires
  • Logements éligiblesRésidence principale et secondaire
  • Définition du prixType de travaux, revenus et composition du foyer, zone géographique
  • CumulableOui

La Prime énergie permet de financer jusqu’à 5.000€ pour des travaux de chauffage et jusqu’à 20€/m² pour des travaux d’isolation. Le versement des fonds se fait par virement bancaire, chèque cadeau ou directement en soustrayant un montant sur la facture de travaux.

Le montant varie en fonction des revenus du foyer, de sa localisation géographique et du nombre de personnes qui composent le logement.

Pour pouvoir obtenir cette aide, il faut :

  • Réaliser un audit énergétique par un artisan certifié
  • Faire réaliser les travaux par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement)
  • Que le logement soit construit depuis plus de 2 ans
  • Obtenir un gain énergétique après travaux de 55% minimum

Les propriétaires ou locataires d’une résidence principale ou secondaire sont éligibles. Cette aide peut être cumulée avec MaPrimeRénov’.

2. MaPrimeRénov’

Logo MaPrimeRénov'
MaPrimeRénov’
  • Jusqu’à75 €/m2
  • Jusqu’à17 500 €
  • Isolation
  • Chauffage
  • Rénovation globale
  • ChauffageJusqu’à 10.000€
  • IsolationJusqu’à 75€/m2 ou 100€ par fenêtre
  • Audit énergétiqueJusqu’à 500€
  • Rénovation globaleJusqu’à 17.500€
  • BarèmeBleu, Jaune, Violet, Rose
  • MontantJusqu’à 90% des travaux
  • Public éligiblePropriétaires
  • Logements éligiblesRésidence principale
  • Délai d’obtention15 jours après validation du dossier
  • VersementVirement bancaire
  • Définition du prixType de travaux, revenus et composition du foyer, zone géographique
  • CumulableOui

MaPrimeRénov’ permet de financer jusqu’à 90% d’un bouquet de travaux de rénovation. Le montant pour des travaux d’isolation est fixé à jusqu’à 75€/m² (100€ par fenêtre), à 500€ pour un audit énergétique, à 10.000€ pour le changement d’un chauffage et jusqu’à 17.500€ pour des travaux globaux.

Comme pour la prime CEE, le montant est défini par les revenus et la composition du foyer, mais aussi sa localisation géographique. Quatre catégories sont ainsi déterminées par France Rénov’ : MaPrimeRénov’ bleu, jaune, violet et rose.

Pour obtenir cette aide, il faut :

  • Contacter et faire réaliser les travaux par un artisan RGE
  • Réaliser les travaux dans un logement construit depuis plus de 2 ans
  • Obtenir un gain énergétique après travaux de 35% minimum

Les propriétaires occupants ou bailleurs (ou copropriétaires) sont éligibles.

3. MaPrimeRénov’ Sérénité

maprimerenov serenite
MaPrimeRénov’ Sérénité
  • Jusqu’à30 000 €
  • Isolation
  • Chauffage
  • Rénovation globale
  • Délais d’obtention15 jours après validation du dossier
  • Format de la primeVirement bancaire
  • MontantJusqu’à 50% des travaux
  • Public éligiblePropriétaires
  • Logements éligiblesRésidence principale de plus de 15 ans
  • Définition du prixType de travaux, revenus et composition du foyer, zone géographique
  • CumulableNon

MaPrimeRénov’ Sérénité est une offre pour les ménages les plus modestes. Elle ne peut pas être cumulée avec MaPrimeRénov’. Le montant de cette aide peut atteindre jusqu’à 30.000€ (jusqu’à 50% du montant des travaux pour les foyers les plus modestes, 35% pour les foyers modestes).

Le montant est défini par les revenus du foyer, sa composition et sa zone géographique.

Pour obtenir cette aide, il faut :

  • Faire faire les travaux par un pro RGE
  • Détenir une résidence principale construite depuis plus de 15 ans
  • Obtenir un gain énergétique de 35% après travaux

Seuls les propriétaires occupants peuvent la demander.

4. Éco-prêt à taux zéro

Logo écoprêt à taux zéro
Écoprêt à taux zéro
  • Jusqu’à50 000 €
  • Isolation
  • Chauffage
  • Rénovation globale
  • Format de la primeVirement bancaire
  • Taux d’intérêt0%
  • Durée remboursementJusqu’à 15 ans ou 20 ans (sous conditions)
  • OrganismesBanques ayant signé une convention avec l’Etat
  • CumulableOui

L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) est un prêt proposé par des banques ayant signé une convention avec l’État. Son montant peut atteindre 50.000€ pour un taux d’intérêt de 0%. Sa durée s’étale sur 15 à 20 ans maximum.

Tous les propriétaires ou copropriétaires sont éligibles et cela sans condition de ressources. Le logement censé recevoir les travaux doit être une résidence principale et avoir été construit depuis plus de 2 ans.

5. Autres aides

Une aide directe sur la facture de travaux est la TVA réduite de 20% à 5,5% pour tous les achats liés à des travaux de rénovation. Il y a également les aides locales qui varient selon les localités.

Jusqu’à 10 500€ d’aides

Gratuit, immédiat et sans engagement. Demande en 2 min

Foire aux questions

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