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Comment est-ce que l’Union Européenne peut-elle s’affranchir du gaz russe ?

L’Union Européenne peut s’affranchir du gaz russe en développant un plan commun pour importer des énergies en provenance d’autres pays, mais aussi en produisant elle-même son énergie, potentiellement avec l’aide du nucléaire, une stratégie qu’à choisi d’utiliser la France bien avant le conflit ukrainien.

Comment est-ce que l’Union Européenne peut-elle s’affranchir du gaz russe ?

Développer partenariats fournisseursDévelopper l’importation du gaz naturel liquéfié
Accélérer mise en place énergie renouvelable Augmenter l’efficacité énergétique de l’U.E
Se retirer progressivement des énergies fossilesNe plus utiliser de gaz (chauffage et l’électricité)

La dépendance de l’Union Européenne aux énergies russes

La guerre en Ukraine a entraîné une salve de sanctions qui touche tous les secteurs possibles de l’industrie européenne, notamment celui des énergies. L’UE était et est encore dépendante des énergies fossiles russes puisque ces derniers sont leur premier fournisseur de gaz naturel avec 45% des importations totales européennes. Ce gaz russe représente 19% de la consommation totale en Europe.

17 milliards d’euros

Le montant des échanges monétaires pour l’importation d’énergies russes depuis le début de l’invasion en Ukraine selon le Center for Research on Energy and Clean Air. Le part du gaz dans ce montant compte pour 10,6 milliards.

L’Allemagne, pays clé dans la structure de l’Union Européenne, a par exemple refusé de mettre en place un embargo immédiat sur le gaz russe. Ayant choisi de ne pas s’engager dans le nucléaire, elle ne peut pas s’en sortir sans utiliser les énergies provenant de pays étrangers, ce qui explique les 60% d’importation de gaz russe en Allemagne en 2021.

Avant la guerre, cette dépendance était censée s’accélérer puisque l’on estime que d’ici 20 à 30 ans, en Europe, les importations d’énergies devraient s’accentuer de 20% pour atteindre 70% d’importations au total. Il n’est aujourd’hui plus question pour l’UE de continuer dans cette direction aux côtés des Russes et il faut donc rechercher des alternatives.

Le plan REPowerEU pour piloter la sortie de l’indépendance au gaz russe

Cette initiative a été lancée par la commission européenne dans le but de surmonter les difficultés engendrées par le boycott des énergies russes tout en promouvant la transition vers l’utilisation des énergies renouvelables. Elle vise une sortie de la dépendance au gaz russe avant 2030.

Le plan vise à :

  1. Diversifier l’approvisionnement en gaz et développer l’importation des GNL (gaz naturel liquéfié) par des fournisseurs non russes
  2. Accélérer la mise en place des gaz renouvelables comme le biométhane et l’hydrogène
  3. Renforcer l’efficacité énergétique européenne 
  4. Sortir progressivement du marché des énergies fossiles 
  5. Remplacer le gaz utilisé pour le chauffage et la production d’électricité

Si ce plan est mis en place, l’Union Européenne réduira sa demande en gaz russe de 2 tiers avant la fin de l’année 2022.

L’objectif est aussi de construire une Europe plus souveraine à travers l’utilisation des énergies renouvelables qui sont le plus souvent créées localement. En plus d’accomplir une avancée pour la transition écologique, cela permettrait donc d’apporter une sécurité supplémentaire d’un point de vue énergétique. 

Déjà alerté par sa dépendance aux énergies fossiles russes, les Européens devront maintenant s’accorder et avancer ensemble afin de ne pas réitérer l’erreur d’une dépendance trop forte à une nation qui ne partage pas les mêmes objectifs qu’elle.

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